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ce soir

21/01/2005 - Lu 156 fois
ce soir

Mon mal est sans espoir et je dois me taire encore ce soir

Je meurs doucement avec le coucher du soleil tout devient d’ivoire

Les souvenirs sont des malles sans serrure que l’on ouvre pourtant

De moins en moins souvent le temps passant

J’aurais cent ou même mille ans que j’en saignerais encore

Mon amour est un temple, mon tombeau, sans aucun remords

Une année, quelques saisons, jeune il est vert, mature il jaunit

Et vieux, il tombe tout rouillé, en un cycle infini

Je me suis enclose pour une simple rose

Si commune cause et pourtant si grandiose

Douce souvenance sur mes chemins d’errance

Ironie des circonstances, maintenant que n’existe plus la distance

Le dernier rayon m’emporte enfin, vestige du temple de mon cœur

Tout ce poids oppressant s’envole doucement je n’ai pas peur

Cette peine, ces larmes, ces sentiments s’effacent sans effort

Je n’emporte rien de tout ça, je souris à la mort

Mon dernier baiser te glace les lèvres

Tu ne fermes pas tes yeux, ne te détournes pas vers la grève

L’Ankou me berce de ses bras blêmes

Mon cÅ“ur ouvert laisse échapper un « je t’aime »

Tu ne comprendras pas et tu demanderas « qui ? »

Tu le devineras un jour de nostalgie…

Telle la petite sirène, je me meurs de n’avoir pas été aimée de toi

Invariablement, le soleil couchant dore tout autour de moi

Je n’en parais plus aussi pale que l’écume d’hiver, juste endormie

Ferme mes yeux mon doux ami

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Auteur : Morgane Bolzer infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur